Détails de l'évènement

  • Le 23/03/2018 de 09h00 à 18h00
  • Adresse: Théâtre Déjazet
    41, boulevard du temple
    75003 Paris

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Colloque de la revue Clinique - Paroles de praticiens en institution

«N ’aie pas peur » disent les parents pour tenter de rassurer l’enfant qui découvre l’imprévisibilité du monde extérieur et craint les pires menaces en écho à celle que constitue parfois son monde pulsionnel interne. Comme si elles étaient une sorte de prolongement de la fonction parentale protectrice et rassurante, les institutions au sens large, et plus généralement le groupe social ont pour fonction essentielle de conjurer la peur de l’individu confronté aux aléas et aux conflits du monde. 
À cet égard, l’institution qui accueille la personne en détresse psychique et/ou physique se doit d’offrir une contenance suffisante, faite de stabilité et de compréhension, pour que le sujet se sente moins menacé dans son rapport aux autres et puisse se confronter à ses angoisses les plus archaïques.
 Or ce n’est pas si facile pour les soignants de percevoir et de comprendre les peurs infantiles dissimulées derrière l’inhibition et les recours à l’agir, de repérer les figures angoissantes derrière les manoeuvres d’évitement et les conduites contraphobiques. Ceci est d’autant plus vrai que la peur a de multiples visages, voire pas de visage du tout.
Phobies liées à la peur du débordement pulsionnel, détresse primitive d’être totalement vulnérable et impuissant, angoisses sans nom de perte de son intégrité psychique… Autant de figures de la peur, plus ou moins archaïques et violentes, qui infiltrent les équipes engagées dans le soin psychique et qui suscitent un cortège de réactions contretransférentielles et de contre-attitudes dont le repérage et l’analyse sont essentiels au soin, essentiels pour comprendre à quel dangeron a affaire. 
Pourtant, paradoxalement on parle bien peu de la peur qui traverse les équipes de soin, du fait que l’institution a fondamentalement une fonction méta-défensive contre la violence des angoisses archaïques.
 Alors, au-delà du « n’aie pas peur » conjuratoire et défensif, comment faire pour que l’institution de soin garde toujours possible, exprimable et ouverte la question
 « Mais qu’est-ce donc que cette peur ? »

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